Jean Proal

L’homme et les bêtes : chasse et initiation chez Jean Proal et Henri Bosco

Communication de Fanny Déchanet......

Chasse et initiation chez Jean Proal et Henri Bosco

les 14-15-16 novembre 2012

Colloque sur le « roman rustique animalier »

Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3
Maison de la Recherche
4 rue des Irlandais
75005 Paris

Le roman rustique animalier

 

Communication de Fanny Déchanet qui a choisi de parler de Tempête de printemps et À hauteur d’homme pour évoquer la transcription de la chasse, en parallèle avec le roman d’Henri Bosco, Le Sanglier.

 

 

La notion de « roman rustique » paraît aujourd’hui bien désuète et Paul Vernois qui en dressait la typologie dans son Roman rustique de George Sand à Ramuz le regrettait déjà en 1962. Pourtant il s’en tenait lui-même à une définition du genre très étroite : « Peut être qualifié de rustique […] tout roman qui s’inscrit dans le cadre exclusif de la campagne et dont les protagonistes essentiels sont des paysans. » C’était non seulement figer la ruralité dans une réalité historique aujourd’hui dépassée, mais cela justifiait en outre de laisser de côté des textes parlant « moins de la campagne que des animaux qui l’habitent »… Or, il nous semble que des auteurs comme Pergaud ou Genevoix, par exemple, présentent justement l’intérêt de décrire des « communautés hybrides » et qu’il conviendrait donc d’associer le genre du roman rustique à des récits traitant du monde rural et de l’animalité, du XXe siècle jusqu’à aujourd’hui.
Dans le cadre du programme ANR « Animots : animaux et animalité dans la littérature de langue française (XXe-XXIe siècles) », nous voudrions recadrer l’étude du roman rustique sur les problématiques de la relation entre humains et animaux et remettre en perspective l’héritage des inventeurs et des développeurs du genre au XIXe siècle grâce aux apports de la réflexion contemporaine sur l’animalité. Il s’agira notamment de développer l’analyse des motifs « médiocres » de la campagne, de la chasse et de la pêche – devenus des parents pauvres de la littérature contemporaine alors que les rapports entre pratique de la chasse et pratique scripturale sont essentiels – et de comprendre les procédés par lesquels des auteurs devenus classiques ou réputés « mineurs » rendent compte de mondes, voire de langages animaux.
[Source Université Sorbonne Nouvelle]