Jean Proal

Le désert des manades

Le troisième rendez-vous ‘Dans la houle des mots’ nous entraîne dans le delta du Rhône, à l’opposé du pittoresque, avec la lecture de plusieurs nouvelles écri...

Dans la houle des mots

Le désert des manades

Mercredi 14 mai 2014 à 18h00

Lecture & Rencontre ‘Dans la houle des mots’

Maison des Métiers du Livre
4 avenue de l’Observatoire
04300 Forcalquier
Tél. 06 88 10 70 63
Libre participation aux frais

‘Il faut, pour apprendre ce pays et sʼen faire accepter, beaucoup dʼhumilité et une infinie patience.’

Ce troisième rendez-vous Dans la houle des mots nous entraîne dans le delta du Rhône — mais à l’opposé du pittoresque — avec la lecture de plusieurs nouvelles écrites par Jean Proal, qui a particulièrement aimé deux terres et deux cieux : la montagne puis la Camargue – découverte, dans les années 50, alors à Saint-Rémy-de-Provence, grâce à Suzon.

Cette lecture sera interprétée par Yves Mugler et suivie d’un échange entre le public, le lecteur et Anne-Marie Vidal.

le-désert-des-manandes-©-Jacques-Le-Texier

© dessin Jacques Le Texier

Jean Proal, originaire des Alpes de Haute-Provence, revenu de huit éprouvantes années à Paris, s’installe en 1950 à Saint-Rémy de Provence. S’il connaissait déjà les Alpilles, en particulier grâce à ses divers séjours amicaux chez Marie Mauron, il va s’éprendre de cette Camargue qu’il vit intensément et décrit amoureusement comme pays des commencements du monde.

À plusieurs de ses interlocuteurs Jean Proal confie son émotion, non seulement quant aux paysages et êtres sauvages de ce pays austère et dépouillé, mais aussi quant au sort fait aux gitans – question qui le tracasse et l’inquiète et pour laquelle il fait des recherches approfondies. C’est une bataille qu’il a essayé de mener à bien ; et l’AAJP s’honore d’avoir en 2010 prolongé sa protestation lors des expulsions des Rom, par une visite au monument des Gitans du camp de Saliers et par l’envoi d’extraits du texte Le peuple de la route aux principaux journaux.

Ce qui émane de ces textes est à l’opposé du pittoresque – ce superficiel qu’il déteste. Jean et Suzon Proal aimaient – bien des lettres les en remercient – faire partager leur émerveillement, au point d’avoir contribué à inspirer des peintres comme Hans et Anna-Eva Hartung…

Anne-Marie Vidal (in Revue n°7 de l’AAJP : Jean Proal, Le désert des manades).

Notre invité

Ce mois-ci nous aurons un invité… surprise !

Extrait sonore

Sara de Jean Proal (extrait) lu par Yves Mugler

 voir le programme des prochaines lectures Dans la houle des mots…